Une des façons d’atterrir dans le Vin et en Chine

Caravane_Marco_Polo1

Autant j’ai eu la passion de la Chine depuis très jeune pourtant le vin était moins prédestiné au départ, voici juste le récit de mon parcours sans grande prétention.

Il m´a fallu du temps pour retrouver les premiers souvenirs vinicoles, enfin ceux qui frappent votre enfance, pas la première dégustation. Ayant été Petit chanteur à la croix de bois, j’ai pu sillonné la France de long en large pendant 5 longues années, les hébergements étaient chaque fois parmi les familles de la ville où avait lieu le concert, ainsi plusieurs fois j’ai pu être logé chez des vignerons, je me souviens encore à la fin des tournées de 3 semaines, je ramènerai 5-6 échantillons dans mes bagages.

Quelques souvenirs m’ont particulièrement marqués, ce petit vignoble à Meursault, le vin favori de ma mère, qui est le long de l’autoroute du soleil, leur accueil avait été formidable et leur fille Céline avait en 1991, 16 ans m’avait beaucoup séduit. Dans un autre vignoble dans le sud, de la France j’avais pu apprendre à déguster le vin dans les coupelles métalliques, incliner du coté stries pour le vin rouge et coté cercles pour le vin. Enfin, les logements les plus marrants c’était avec le camarade Poher, il racontait à chaque fois, que son grand était l’ancien président du Sénat (ce qui était vrai) , et les échantillons étaient garantis à tout les coups. Donc l’astuce était de loger avec Poher, lorsque l’on s’arrêtait dans une ville de vin, et d’être très physionomiste pour être logé chez un viticulteur. Ah oui, et il n’était pas rare aussi que nous demandions un petit verre de vin, pour nous chauffer la voix avant le concert.

Pour la partie Chine, j’ai eu la chance de partir toujours avec les petits chanteurs à la croix de bois en tournée en Asie à l’age de 12 ans en 1993. A l’époque ma professeur d’anglais nous avaient dit, si vous maîtrisez l’anglais , vous pourrez aller partout dans le monde car tout le monde pourra vous comprendre. Arrivé à Taiwan, très fier de mon anglais, j’ai commencé à parler à un taiwanais dans l’ascenseur. Il n’a absolument rien compris de ce que je disais, c’est sur mon anglais n’était pas terrible, mais ce jour là, j’ai eu le profond sentiment que l’on m’avait menti. Taiwan, Corée du Sud, Hong Kong, à cette époque c’était les dragons asiatiques, le dynamisme des ces pays étaient impressionnant , et cela me rappellent beaucoup les grandes villes de Chine aujourd’hui.

Puis je suis retourné à la vie normale, plus de concerts, plus de tournées , plus de voyages, comme je voulais encore voyager dans ma tête , j’ai décidé apprendre une langue exotique avec un autre système d’écriture. L’arabe, pas vraiment d’affinités et la découverte de Beyrouth après la guerre ne m’avait pas vraiment rassuré , le russe, ayant été à Leningrad (St Petersbourg) où à l’époque en 1992 on payait tout en dollars, le pays sortait tout juste de la pauvreté pas vraiment tentant . Il restait donc l’Asie, la zone la plus fascinante pour moi, avec comme pays civilisation la Chine, donc l’apprentissage du Mandarin est venu par ce raisonnement.

Je me souviens encore à ma première année de lycée , lorsque le surveillant général est venu demander qui avait pris en option 3e langue, il y eut d’abord les langues classiques (allemand, Portugais, Espagnol) puis lorsqu’elle a demandé si quelqu’un d’autre avait pris une autre langue, j’ai été le seul à me lever, en disant Chinois. Ce jour là, tout le monde, même le professeur a rigolé, je l’ai pris comme une humiliation personnelle.

J’ai ensuite poursuivi en double cursus aux langues Orientales et en école de commerce., avec une3 e année d’échange universitaire où j’ai pu faire le voyage à Pékin. J’ai lu en long et en large les voyages de Marco Polo, les récits de Matteo Ricci, Quand la Chine s’éveillera d’Alain Peyrefitte, ainsi que ¨le monde Chinois¨ de Jacques Gernet. Comme la plupart des étudiants je voulais rentrer dans «une grosse boite». Les recruteurs de l’Oréal (JDR/CT) m’ont dit que «je n’avais rien à faire devant eux» ou que « j’avais trop la fibre entreprenante», Idem pour LVMH , «on risque de vous perdre dans quelques années» (VR). Pas toujours facile lorsque l’on a 23 ans, car on a pas encore totalement confiance en soi, ni les ressources financières pour se lancer.

Le vin reviendra beaucoup plus tard en 2010, j’avais travaillé dans le textile pour une entreprise chinoise, au bout de 5 ans, je voulais voir ailleurs, après 6 mois dans le sentier non concluant, j’ai lancé mon entreprise d’abord dans le textile, puis je l’ai réorienté dans le vin car comme beaucoup de monde j’ai vu que ça marchait en Chine. Ce fut un échec total, faire du business avec la Chine en intermédiaire sans être présent dans le pays c’est très difficile.

En 2011, j’ai finalement trouvé un investisseur( vignoble partenaire) et un partenaire chinois( mon ancien patron dans le textile),suivi les cours du Wset puis je suis parti à Canton, la ville d’origine de mon partenaire local pour développer le business. So far so good, dans 2 mois je célébrerai ¨ma première fois en Chine¨, il y a déjà 20 ans .

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